Analyse de l’exploitation

L’entreprise cherche en permanence à rentabiliser son affaire. En effet, la rentabilité de l’activité de l’entreprise est primordiale. Parmi l’ensemble des documents que l’entreprise doit obligatoirement établir on distingue le compte d’exploitation. L’analyse de l’exploitation se fera au moyen de l’état des soldes de gestion (E.S.G.) complété le cas échéant par l’état des informations complémentaires.

Les soldes intermédiaires de gestion :

Notion du chiffre d’affaires :

  • Reflète le dynamisme commercial d’une entreprise.
  • Son évolution intéresse aussi bien l’entrepreneur que les différents partenaires de l’entreprise.
  • Son évolution dépend d’un certain nombre de conditions (les conditions climatiques, la conjoncture, la concurrence …etc.).
  • Reflète l’état de santé de l’entreprise.

Production de l’exercice :

Production de l’exercice = Ventes + Variations de stock + Production immobilisée.

La consommation de matières et fournitures :

  • Achats + ou – la variation de stock de matière première et de marchandises.
  • Son évolution doit correspondre en principe à celle de l’activité.

Marge brute :

Marge brute = Ventes de marchandises – Achats revendus de marchandises.

Valeur ajoutée :

Valeur Ajoutée = Margé Brute + Production de l’exercice – Consommation de l’exercice.

Excédent brut d’exploitation (EBE) :

Excédent brut d’exploitation = Valeur ajoutée + Subventions d’exploitation – Impôts et taxes – Charges du personnel.

Résultat d’exploitation :

Résultat d’exploitation = Excédent brut d’exploitation + Autres produits d’exploitation – Autres charges d’exploitation + Reprise d’exploitation – Dotation d’exploitation + Transfert de charges.

Résultat financier et courant :

Résultat financier = Produits financiers – Charges financiers. Il permet d’apprécier les performances de la politique financière de l’entreprise.

Résultat courant = Résultat d’exploitation + Résultat financier. Il traduit le niveau de performance tant que commerciales qu’industrielles et financières de l’entreprise.

Résultat non courant et résultat net :

Résultat net courant = Produits non courants – Charges non courantes.

Résultat net = Résultat courant + Produits net comptables – Charges non courantes – Impôts sur les sociétés.

Remarque :

  • Cycle d’exploitation est un cycle qui engendre : achat, production et vente. C’est un cycle court et qui peut concerner des matières premières ou de la marchandise. Ce cycle concerne spécialement les opérations courantes de l’entreprise.
  • Cycle d’investissement désigne toutes les opérations relatives à l’acquisition ou à la création des moyens de production. C’est un cycle long dont la durée dépend de l’activité de l’entreprise.
  • Cycle de financement correspond aux opérations de financement du cycle d’investissement et le cycle d’exploitation.

Capacité d’autofinancement :

Définition :
« Une ressource de financement générée par l’activité de l’entreprise pendant l’exercice, avant toute affectation du résultat net ». Définition du plan comptable marocain.

Mode de calcul de la caf:

Méthode additive :

Capacité de financement (CAF) = Résultat net de l’exercice + Dotations de l’exercice autres que celle relatives à l’actif et passif circulants et à la trésorerie Reprise sur amortissements (autres que celles relatives à l’actif et passif circulant et à la trésorerie) et sur subvention d’investissement Produits d’investissement + Valeur nette d’amortissement des immobilisations cédées ou retirées de l’actif.

Méthode soustractive :

Capacité de financement (CAF) = Excédent brut d’exploitation ou insuffisance brute d’exploitation Charges décaissables (Autres charges d’exploitation, Charges financières sauf dotations sur actif immobilisé et financement permanent, charges non courants (sauf valeurs nettes d’amortissement et immobilisations cédées et dotations sur actif immobilisé ou sur le financement permanent, impôts sur les résultats) + Produits encaissables (Autres produits d’exploitation, transfert de charges d’exploitation , produits financiers sauf reprises sur provisions réglementées ou sur provisions durables et reprises sur amortissement, produits non courants sauf produits de cession d’immobilisation reprise sur subvention d’investissement et reprises sur provisions durables ou réglementées).

Les retraitements du CPC :

Le crédit bail :

  • Retranché en intégralité du poste des autres charges externes (partie amortissement).
  • Ventilé entre les dotations aux amortissements (partie amortissement) et les charges financières (partie intérêt).

Charges de personnel :

  • Retranché les charges de personnel intérimaires ou de personnel détaché ou prêté à l’entreprise des autres charges externes.
  • Rajouté aux charges de personnel.

Charges de sous-traitance :

  • Retranché des autres charges externes.
  • Rajouté aux achats (matière première).
  • Rajouté aux charges de personnel (main d’oeuvre).

Subvention d’exploitation :

  • Complément du prix de vente.

Remarque :

  • L’objectif des trois premiers retraitements et de faire diminuer la consommation de l’exercice à fin d’accroître la valeur ajoutée.
  • Le classement des subventions d’exploitation permet d’accroître la production afin d’accroître la valeur ajoutée.

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